Le coriolus versicolor commence à faire parler de lui !!

20080218_0066Article 69 :

Cancer de la prostate : Le traitement pourrait être dans les champignons

L’industrie pharmaceutique s’est souvent appuyée sur les plantes, la chimie, la biologie mais a cependant laissé une source souvent inexplorée, celle des champignons. En effet, lors d’études scientifiques, les chercheurs se sont aperçus que ces espèces contenaient d’intéressantes substances naturelles : des polysaccharides ayant des propriétés immunostimulantes et anti-tumorales.
Cet article présente un champignon, le Coriolus versicolor qui permettrait de lutter efficacement contre le cancer de la prostate.
 

Coriolus versicolor révèle bien des suprises thérapeutiques

Le Coriolus versicolor est un champignon multicolore, fibreux, et utilisé pour agrémenter les plats en poudre. Il est également connu depuis longtemps en Asie pour ses propriétés médicinales. Cette espèce affectionne particulièrement les souches et on la retrouve ainsi dans toutes les zones boisées tempérées de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

De ce champignon, il est possible d’extraire un polysaccharopeptide, qui semble posséder des propriétés suceptibles de traiter le cancer de la prostate.  Chez la souris, celui-ci permet d’inhiber totalement son développement, et ceci sans aucun effet secondaire.

Le polysaccharopeptide est un sucre complexe fixé sur une chaine d’acides aminés, produisant des activités liés à des polysaccharides-K (PSK) et des polysaccharopeptides (PSP). Les PSK existent déjà dans des traitements de certains cancers (cancer de l’estomac ou colorectal). Par ailleurs, ces activités anticancéreuses sont complétées par une activation importante des cellules NK et la prolifération des cellules T. En outre, selon certaines études en cours, ce champignon permettrait d’allonger significativement la durée de vie des malades.

Prévenir avant de guérir

En mai 2011, une étude publiée dans la revue « PlosOne » réalisée par des chercheurs du Queensland University of Technology en Australie et de l’Université de Honkong montre que l’extrait PSP de ce champignon est capable d’anéantir les cellules souches du cancer de la prostate. Ces cellules n’ont été identifiées que récemment mais leur capacité à se régénérer et se différencier en cellules cancéreuses semble démontrer qu’elles sont à l’origine du développement et de la progression des cancers de la prostate.

Les traitements anti-cancéreux actuels ne ciblent que les cellules tumorales déjà différenciées, laissant l’opportunité aux cellules souches du cancer de la prostate de se développer. Ces cellules constituent donc une cible parfaite pour une éventuelle lutte préventive.

Dans un premier temps, les chercheurs ont testé un extrait de polysaccharopeptides sur une culture de lignée du redoutable cancer de la prostate PC-3 et mesuré le marqueur de cellules souches CD133 et CD44. Ils ont alors constaté que ces cellules souches perdent leur capacité à former des protasphères (amas de cellules prostatiques) et sont, de ce fait, moins suceptibles d’entraîner le développement de tumeurs lorsqu’elles sont implantées sur des souris saines. En d’autres termes, la substance fongique permettrait de limiter la propension de ces cellules à devenir cancéreuses.

Traitement sans effet indésirable

Pour tester si l’effet est aussi visible in vivo, les scientifiques ont utilisé des souris dont l’ADN a été modifié pour qu’elles déclarent un cancer de la prostate vers l’âge de 16 à 20  semaines. Cinq d’entre elles se sont vues administrer un traitement de 300 milligrammes de polysaccharopeptides par kilogramme, par jour, en prévention, dès l’âge de 8 semaines. Le sacrifice de tous les rongeurs est effectué au bout de 20 semaines pour l’analyse histologique de leur prostate. Cette analyse a permis de mettre en évidence une absence totale de cancer chez les souris ayant reçues la substance.

Cette thérapie parait parfaite d’autant plus que le traitement de longue durée semble n’avoir aucun effet négatif sur les animaux. Les scientifiques sont enthousiastes et voient déjà le polysaccaharopeptide utilisé comme agent préventif des cancers de la prostate.

Sources

http://www.futura-sciences.com/

www.cancer.org

http://www.plosone.org/

 

Ce contenu a été publié dans remedes naturels, technique. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>