De retour !………avec la diete cétogène .

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De retour…..de nouveau !! ………..après de longs mois d’absence pour cause d’ étude et de déplacements, voyages .

Cette année 2015 était ma dernière année d’étude pour être naturopathe et le passage de l’examen s’est déroulé fin aout .Une fois le diplôme obtenu, les mois ont passé à une vitesse vertigineuse et nous voilà début décembre .

Pourquoi un diplôme reconnu de naturopathe ? , parce que je pense que pour toute activité, une base, un socle est necessaire . Internet regorge de sites et de chaines youtube où des personnes auto-proclamées  » spécialistes ou formateurs  » ne font que répéter des informations peu fiables non vérifiées et transmises sans discernement sur le risque qu’ils font courir à leurs auditeurs .

Je désirais une formation non pas  » continue » mais avec un examen reconnu par un état membre de la CEE me donnant une  » autorisation d’exercer  » officielle ( tout au moins en Belgique car en France il n’y a pas de législation claire)  . C’est désormais chose faite et j’espere pouvoir partager encore + d’informations utiles et surtout sans danger car il en faut jamais oublier que la regle de base est de NE JAMAIS NUIRE .

Ceci dit , pour ce nouvel article nous allons parler des diètes cétogènes. Pour tout amateur qui a fait un peu de musculation , ce terme est familier car pour obtenir des muscles sans prendre de graisse ( ou  » secher le corps  » après une prise poids, le regime sans hydrate de carbone( sans glucose)  s’impose . On parle alors de régime cétogéne : terme inconnu en 1980 quand j’ai levé mes 1eres halteres .

Il se trouve que désormais la science reconnait le principe de fonctionnement de l’organisme en mode cétogene comme un mode bénéfique sur de nombreux points vitaux physiologiques .

Essayant d’ être le + simple possible , voilà un résumé des récentes études :

Le glucose est un carburant cellulaire au même titre que les corps cétoniques, il existe donc deux formes de métabolismes possibles sur la base de composés organiques différents.

Il s’avère que pour certains problèmes de santé, le métabolisme respiratoire basé sur les cétones est beaucoup moins nocif que le métabolisme respiro-fermentaire basé sur les sucres simples (notamment glucose).

Notre corps ( dans le cas d’un individu en parfaite santé et en général jeune) dispose de toute une gamme enzymatique qui permet de découper les sucres complexes en sucres simples : par ex. saccharase pour découper le saccharose en ses deux sucres constitutifs (glucose+fructose), ou amylase qui est sécrétée dans la bouche pour commencer la digestion de l’amidon à pH basique, justement.

Parmi les « déchets » des sucres simples, comme par exemple les AGE, produits avancés de la glycation non-enzymatique (i.e. condensation de glucose avec certains acides aminés, produisant des composés organiques non-métabolisables par l’organisme : il s’agit de déchets qui s’accumulent et qui peuvent devenir potentiellement toxiques).

D’abord, définir un aliment comme « physiologique » ou « non-physiologique » me semble une tâche complexe et délicate, en premier lieu parce que nous consommons des choses complexes càd contenant un ensemble d’éléments nutritifs variablement bien métabolisés par l’organisme.

Ensuite, le corps ne fonctionne précisément pas que d’une seule manière, c’est la beauté de notre histoire évolutive qui nous a permis de switcher sur plusieurs voies métaboliques différentes selon les périodes de l’année caractérisées par une abondance alimentaire très variable. Il faut bien se rappeler que nos nos conditions actuelles de (sur)abondance alimentaire sont extrêmement récentes par rapport à toute notre histoire évolutive. Or, notre constitution physiologique a été modelée par cette longue histoire qui a été marquée par des différences d’abondance alimentaire à l’échelle de l’année.

Ainsi, le métabolisme respiro-fermentaire sur sucres simples est plutôt bien adapté à la saison estivale où les fruits sont nombreux, mais plutôt inadaptée à la période hivernale où nos ancêtres avaient à disposition surtout des graisses et des protéines animales, ainsi que d’éventuelles racines très peu caloriques (navet…). L’être humain a donc très probablement développé cette « alternance métabolique » selon le type d’aliments qu’il avait à disposition. Donc, contrairement à une voiture diesel qui ne carbure qu’au diesel, notre corps est très flexible : il n’a pas qu’une seule source de carburant possible, et surtout pas « que du sucre » !

Pour détailler : il existe deux grandes familles de carburants cellulaires possibles : les sucres simples (surtout glucose) et les cétones (comme l’acétone, dans les dissolvants pour ongles).

Si l’on n’apporte pas de sucres par l’alimentation, l’organisme humain dispose de plusieurs moyens pour mettre des sucres simples en circulation dans le sang en dégradant des protéines, des sucres complexes de stockage (glycogène…), des lipides.

Quand il arrive au bout de l’utilisation de ses réserves de sucre possible, l’organisme switche naturellement vers le métabolisme cétonique, c’est-à-dire qu’il s’adapte pour carburer sur des cétones. Or, cela a beaucoup de conséquences, notamment sur la nature du métabolisme. En effet, avec le glucose comme carburant, la cellule est capable d’entrer dans deux types de métabolismes : un métabolisme fermentaire (la cellule réalise une fermentation, souvent lactique, pour tirer un peu d’énergie, ce métabolisme engendre un déchet qui est l’acide lactique) ou un métabolisme respiratoire (la cellule fait de la respiration, qui est une combustion complète du glucose en CO2, le déchet est du CO2 qui est partiellement relargué dans l’air expiré et qui tamponne le pH du sang).

Le métabolisme respiratoire a l’avantage d’apporter à la cellule BEAUCOUP plus d’énergie que la fermentation. Le problème de la respiration, c’est qu’elle repose sur le travail des mitochondries et nécessite un bon apport d’oxygène . Dans certaines conditions de santé, l’oxygénation de tous les tissus peut être moyenne (surtouten cas de surpoids ou d’épuisement), et beaucoup de gens aujourd’hui souffrent d’une maladie émergente qu’on appelle « syndrome métabolique » et qui dérive d’une altération précoce des mitochondries qui se retrouvent en faible nombre dans les cellules.

Ainsi, peu à peu, ce syndrome engendre un cercle vicieux qui pousse les cellules à avoir une part de fermentation de plus en plus importante, puisque la respiration nécessite la bonne santé des mitochondries, et des mitochondries en nombre important dans les cellules.

Le métabolisme basé sur les cétones, lui, ne peut QUE reposer sur la respiration. En effet, les cellules ne savent pas fermenter des cétones. Cet « impératif » du métabolisme cétonique pousse donc les cellules à réparer et à commander la multiplication de leurs mitochondries, c’est ce qu’on appelle la « biogenèse mitochondriale ». Plusieurs études montrent que les patients en régime cétonique ont significativement plus de mitochondries que les autres en régimes classiques.

Maintenant, quel peut être l’intérêt d’avoir plus de mitochondries, c’est-à-dire de faire plus de respiration ? ………..cela a beaucoup d’impacts sur un tas de problèmes de santé : maladies neurodégénératives, vieillissement prématuré des tissus, cancer… par exemple, les cellules cancéreuses sont capables de se multiplier très rapidement parce qu’elles recourent à une fermentation permanente assez performante par rapport au reste des cellules, ce qui leur apporte une énergie constante par rapport au reste des cellules normales dont le taux de respiration est limité par le niveau d’oxygénation.

Ainsi, si l’oxygène manque un peu, la cellule cancéreuse a un avantage sur les autres cellules : son haut niveau de fermentation qui lui permet de se multiplier correctement quel que soit l’apport d’O2. Or, cette fermentation repose, comme je l’ai dit, sur les sucres. C’est pourquoi les cellules cancéreuses sont de très grosses consommatrices  de sucre .

Autrement dit, si on veut les empêcher de se développer, il « suffit » de les affamer… c’est-à-dire de réduire la circulation du sucre dans le sang, et d’augmenter la part de l’autre carburant possible pour les cellules normales du corps : les cétones.

Et justement ! là est l’interet !!  : on a decouvert que les cellules cancéreuses ne savaient « plus » métaboliser les cétones… en mettant donc tout le corps au régime « cétone », on affame les cellules cancéreuses mais on nourrit et on entretient bien mieux les cellules normales !

PS : à ce propos il est interessant de lire les avantages du jeûnes pendant les seances de chimiothérapie ( etudes du professeur Valter Longo )

Pourquoi les cellules cancéreuses ne savent pas métaboliser les cétones ? parce qu’il semble que les cellules cancéreuses sont déficientes en mitochondries… autrement dit, ces cellules ne sont presque plus capables de « respirer » correctement, et elles fermentent.

Certains chercheurs pensent, ainsi, que les cancers dépendent surtout de la qualité de la symbiose cellule-mitochondrie, plutôt que des facteurs cancérigènes (qui ne sont que d’éventuels « déclencheurs »).  Nous voyons là désormais les intérets du régime cétogène !!!

Pour conclure, il n’y a peu d’études effectuées sur les culturistes matures continuant leur entrainement à 60 ans et + pour voir si le taux de personnes développant un cancer est inférieur aux chiffres courant car ces culturistes ont pratiqué ce régime cétogene durant des décénnies et :

ILS SERAIENT LE MEILLEUR ECHANTILLON STATISTIQUE POUR VALIDER LES THEORIES DE LA PROTECTION DU REGIMES CETOGENE .

 

 

 

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